« Cela existe ingénieure au féminin, pas besoin de mettre « femme » devant »[1]

« Cela existe ingénieure au féminin, pas besoin de mettre « femme » devant »[1]

Depuis combien de temps entend-on « Il n’y a pas assez de filles dans les filières scientifiques » ou encore « Où sont les femmes dans la science » ? Je ne sais pas pour vous, mais de mon côté, j’ai l’impression que cela fait pas mal d’années. Mais alors, pourquoi un tel écart ? Est-ce que les choses s’arrangent ? Y a-t-il des leviers déjà mis en place pour améliorer les choses ? Et finalement, est-ce un mal ? Voici les questions que nous allons nous poser aujourd’hui.

Quelques explications

Les stéréotypes de genre

Dès la naissance, nous nous voyons toutes et tous attribuer certaines caractéristiques, communément admises, liées à notre sexe. Les filles seraient douces, empathiques, et elles aimeraient les arts ou la littérature, alors que les hommes seraient (dès la naissance, toujours !) forts et courageux et aimeraient les maths et la technique. Ces stéréotypes de genre (appelés aussi stéréotypes sexistes) accordent donc des attributs, des compétences, des attitudes, des comportements à une personne en fonction de son sexe. Ils contribuent à sa construction identitaire et permettent (ou pas) à chacun d’occuper une place dans la société. C’est normal, vous allez dire, c’est le besoin naturel de l’humain de catégoriser, de classer l’existant ! Où est le problème ?

Tout ça pose problèmes quand le concept de genre est instrumentalisé et quand ces stéréotypes enferment les personnes dans des schémas parfois négatifs ou dégradants et, de toute façon, toujours limités et enfermants. Lorsque cela arrive, cela est dû à des rhétoriques « essentialistes », qui prônent la détermination biologique et une différenciation hiérarchique entre les sexes. Sortir du débat « Nature » / « Culture » passe par arrêter de penser que les femmes seraient naturellement multitâches, ordonnées, et pourtant incapables de lire une carte routière, tandis que les hommes seraient attirés par la compétition, un peu bagarreurs et … prédestinés à être des geeks !

La représentation des métiers

En effet, ce « destin probable » des filles et des garçons, s’appuie également sur une représentation sociale des métiers, considérés comme « masculins » et « féminins ». Tout comme pour les stéréotypes, on parle ici d’une construction sociale, d’un consensus social : les métiers masculins sont les métiers à dominante scientifique, technique ou physique, et les métiers féminins sont ceux à dominante humaine (l’éducation, la santé, le social, l’aide à la personne). Malgré les avancées en matière de lois et de mentalités des dernières années, les ségrégations genrées horizontales – répartissant les femmes et les hommes respectivement autour d’emplois « féminins » et d’emplois « masculins » – restent fort prégnantes dans notre société. Cette vision sexuée du travail est « une façon première de signifier des rapports de pouvoir »[2] basée sur et légitimant certains avantages masculins[3]. Aussi, les sciences sont dites « dures » ou « molles », les emplois « essentiels » ou « non-essentiels », le travail est productif » ou « reproductif », etc.

Les barrières de la société

Le choix d’un métier est donc fortement connoté culturellement. Il est contextualisé au regard de l’environnement dans lequel il se déploie. Autrement dit, la société conditionne nos choix, profondément et souvent de manière inconsciente. La famille, l’entourage, l’école, participent à notre orientation, nous assignent des rôles sociaux précis qui parfois posent des barrières en termes d’orientation. Ainsi, les filles sont dirigées (encore aujourd’hui) vers des métiers où elles peuvent davantage concilier vie familiale et vie professionnelle alors que les garçons seraient plus conseillés à aller vers des professions leur offrant des possibilités de carrière et un apport financier important.

L’absence de rôle modèle (personne qui fait carrière, qui incarne la réussite dans un domaine et qui a un pouvoir de changement sur son environnement) fait que les conséquences de cette interférence travail/famille sont dramatiques pour la société : absence de mixité dans un grand nombre de métiers et pour les femmes : le manque de visibilité des femmes scientifiques, des expertes, syndrome de l’imposteur, plafond de verre, sentiment d’efficacité personnelle amoindri, etc. A cela s’ajoute une injonction très forte : arrêtez l’autocensure, il faut que vous fassiez l’effort de vous inclure dans les métiers valorisés économiquement et d’aller vers des carrières plus stables, mieux rémunérées !

Le poids du passé et la situation actuelle

Mais comment est-on arrivé là ? L’histoire a laissé ses marques. Il ne faut pas oublier que les femmes ont eu le droit de travailler sans autorisation de leur mari seulement à partir de 1965 et que, par exemple, l’École Polytechnique a ouvert ses portes aux femmes en 1972 (7 femmes sur une promotion de 315 élèves, dont Anne Chopinet, qui termine comme major de promotion !).

Par contre, il ne faut pas oublier non plus que, malgré la présence très réduite des femmes dans le secteur du numérique aujourd’hui, l’informatique était, à ses débuts, une discipline bien investie par les femmes.

D’ailleurs, parce qu’on en parle, qui sait, par exemple, que le premier programme informatique a été écrit par une femme, Ada Lovelace, au début du XIXème siècle ? Ou encore que c’est une femme, Grace Murray Hooper qui a conçu, en 1951, le premier compilateur et développé le langage Cobol ? Qui connaît l’identité des femmes qui, pendant la seconde guerre mondiale, ont conçu la partie logicielle du programme de calculs de balistique développé par l’armée américaine ? Qui sait encore que 80% du personnel employé pendant la seconde guerre mondiale à Bletchley Park, au Royaume Uni, dans le cadre du programme de cryptanalyse des communications chiffrées allemandes était féminin ?[4]

Tout d’abord il est important de comprendre la contribution qu’ont eu les femmes au développement de certains secteurs économiques (dont l’informatique) et le fait qu’elles sont aussi aptes que les hommes à y professer. Et de remarquer aussi un autre phénomène : « plus le champ du savoir prend de la valeur, plus il se masculinise »[5] et plus on demande aux femmes des compétences identifiées comme masculines. Selon l’expression d’Isabelle Collet, citée plus haut, l’informatique n’as pas été désertée par les femmes, au contraire, elle a été envahie par les hommes du moment où elle est devenue une filière stratégique, prestigieuse, où l’emploi était assuré.

Et les chiffres, alors ?

Toutes ces représentations influencent clairement les choix d’orientation professionnelle des filles et des garçons. Même si les filles réussissent mieux à l’école, et cela à tous les niveaux[6], les filières restent très sexuées[7], avec une surreprésentation des femmes dans les sciences humaines (70%) et dans les formations paramédicales et sociales (85%) et une surreprésentation des hommes dans les sciences « dures » : STAPS (70%), formations d’ingénieur (73%), numérique (85%).

La conséquence ? Même si, à la fin de leur scolarité, les femmes sont plus diplômées que les hommes, le fait de se diriger vers ces spécialités moins valorisées ouvre par la suite vers des professions moins rémunératrices et vers des postes moins qualifiés et à moindre responsabilité que ceux des hommes.

La proportion de femmes dans les écoles d’ingénieurs, toutes spécialités confondues, augmente de manière constante depuis les années 1970 (5% en 1970, environ 30% aujourd’hui). Cela reste encore très faible, d’autant plus que cette proportion est, ici aussi, très variable, suivant le domaine de spécialité choisi. Ainsi, les filles sont majoritaires dans les écoles d’agronomie ou de chimie, alors qu’elles sont très peu représentées dans les « métiers du futur » relevant des disciplines STEM (Sciences, technologies, ingénierie et mathématiques)[8]. Le nombre de femmes parmi les spécialistes des Technologies d’Information et de Communication (TIC) en France n’a augmenté que de 12% entre 2013 et 2018 contre 21% à l’échelle européenne. Plus généralement dans le secteur du numérique, les femmes représentent 30% et occupent principalement des fonctions de support au sein des ressources humaines, de l’administration, du marketing et de la communication.

Quand on sait à quel point le numérique est important aujourd’hui pour l’économie, c’est choquant de savoir que seulement 27 % des développeuses en France sont des femmes ! Quelle projection peut-on faire sur l’avenir, en sachant que dans le domaine de l’intelligence artificielle le fait de compter que 22% de femmes dans les métiers d’expert ou de concepteur génère déjà des biais de genre très graves: il est prouvé que la reconnaissance faciale est fiable pour 99% des hommes mais les algorithmes commettent 35% d’erreurs dès qu’il s’agit de reconnaître des femmes à peau foncée[9]. La cause est bien sûr la prédominance masculine dans les équipes de conception des algorithmes.

Mais revenons aux explications ! Pourquoi si peu de filles en école d’ingénieur.e ?

Selon le rapport Womens forum 2020, le domaine de la « tech » est perçu comme hostile aux femmes. Dans cet environnement discriminant, où le sexisme est banalisé, on signifie aux femmes qu’elles ne sont pas légitimes, pas à leur place, qu’elles sont là que pour satisfaire les statistiques. A l’autolimitation et au syndrome de l’imposteur induits par le contexte masculin prédominant, s’ajoutent l’absence de rôles modèles (encore !), le faible soutien des managers, le manque d’opportunités de carrière et l’absence d’équilibre des temps de vie dissuadent une majorité de femmes d’y rester toute leur vie professionnelle.

Evidemment, tout n’est pas négatif. On sait bien que (encore heureux !), les femmes peuvent entrer dans ces filières, peuvent s’y maintenir et progresser. Le problème reste, nous insistons, l’aspect minoritaire de la représentation des femmes dans ces études/métiers.

Leviers mis en place

Peut-être vous dites-vous « Mouais, et alors ? C’est si grave qu’il n’y ait pas de femmes que cela intéresse ? Il faut avouer qu’il y a plus sexy que les mathématiques ou l’informatique dans la vie ». S’il s’agissait seulement et uniquement d’un désintérêt banal de la part de toutes les femmes et les filles de ce monde, serait-ce un problème ? Le problème ne se pose même pas étant donné qu’il y a de nombreuses barrières pour toutes les filles et femmes que cela intéresse.Bien évidemment, 100% des filles et des femmes ne sont pas obligées d’être attirées par les matières scientifiques. Cependant, on a pu observer les facteurs limitant les filles et les femmes qui veulent emprunter cette voie.

Alors, face à ce constat, divers collectifs se sont appropriés le sujet pour faire avancer les choses. Des associations telles que Femmes et Sciences (https://www.femmesetsciences.fr/), Femmes et Mathématiques (https://femmes-et-maths.fr/) ou encore Femmes Ingénieures (https://www.femmes-ingenieurs.org) se mobilisent pour faire connaître les domaines et métiers scientifiques aux jeunes filles et ainsi valoriser les filières scientifiques dès le plus jeune âge.

C’est en ayant en tête ces objectifs que les associations Elles Bougent (http://www.ellesbougent.com/)  et l’Union des Professeurs de Sciences et Techniques Industrielles (https://www.upsti.fr/) ont créé un évènement dédié à la sensibilisation dans les écoles des jeunes collégiennes et lycéennes aux carrières scientifiques. En effet, cette année est organisée la 8e édition des Sciences de l’Ingénieur au Féminin (http://www.lessiaufeminin.fr/), permettant à ces étudiantes de rencontrer des vraies femmes de la vraie vie qui (miracle ?) ont embrassé la carrière scientifique et en sont sorties vivantes. Ces rencontres ont bien de bénéfices : cela permet de voir qu’il y a bien des femmes dans ces filières, d’avoir leur ressenti, comprendre leurs passions, difficultés (ou non), démystifier un domaine, bref, découvrir par des personnes qui leur ressemble la vie d’une femme active avec une telle carrière.

Vous le savez, les membres Ell’à Brest sont (formidables mais pas que !) issues de parcours très divers. Nous avons pu demander à l’une d’entre elles son ressenti par rapport à cet événement. Mélanie Dolley est membre et ancienne présidente d’Ellà Brest et a déjà participé aux Science de l’Ingénieure au Féminin. Laissons-la nous expliquer le déroulement de ces journées :

J’ai participé à plusieurs reprises aux journées des sciences de l’ingénieur au féminin uniquement en lycée. Cette année je devais rencontrer des jeunes filles de troisième, mais Covid oblige, je vais patienter.

J’ai été sensibilisée assez tôt dans ma scolarité sur le constat que les femmes étaient sous représentées dans les professions scientifiques et techniques et que des postes prestigieux leur étaient fermés alors que jusqu’au bac S elles étaient brillantes mais qu’elles choisissaient post bac des filières plus féminisées, bouchées et moins rémunératrices. C’était donc très important pour moi de partager mon parcours et de montrer la diversité des métiers dans l’ingénierie pour attirer les jeunes femmes dans cette voie.

Les rencontres s’organisent souvent en deux temps : une plénière animée par l’équipe pédagogique puis des rencontres en groupe plus restreint. Cette deuxième partie de la rencontre est celle que je préfère: après avoir expliqué mes études, mes différents postes, ma situation personnelle (famille avec enfants) arrivent les questions parfois timides mais souvent intéressées sur la conciliation vie pro/vie perso: «comment avez-vous géré votre relation avec votre copain quand vous êtes partie en école puis à l’étranger», «quel était votre premier salaire» (réactions ébahies…), «comment se passent les études lorsqu’ on est une fille parmi une majorité de garçons», «est ce que c’est dur la prépa», «quelle est votre journée type», «est ce que vos enfants vous en veulent de finir tard»?…

Bref si leur montrer qu’être une femme aimant la technique et épanouie personnellement est possible, si cela leur donne envie d’embrasser des etudes et des carrières passionnantes qui reequilibreront la representation des femmes dans toutes les strates professionelles alors je remercie Elles bougent et les collèges et lycées pour nous donner cette possibilité d’échanges et comme moi partagez l’information au maximum !

Mélanie Dolley

Si vous êtes issue d’une filière scientifique et que ce projet vous intéresse, n’hésitez pas à contacter les organisateurs pour participer à de futures éditions. L’importance des représentations n’est plus à démontrer. Plus on voit de rôles modèles, plus on peut se projeter dans une carrière, plus elle devient possible et atteignable. Cela permet également d’inspirer les plus jeunes et de transmettre sa passion. Nous sommes toutes des femmes avec un parcours unique, laissons nos expériences profiter aux autres pour faire avancer les possibilités de chacune.

Bilan

On peut voir qu’il y a eu une prise de conscience dans les écoles et par les associations des principales concernées. Au niveau de l’Etat, le Rapport annuel sur l’état des lieux du sexisme en France en 2019[10] préconise également plusieurs recommandations dans ce sens, dont la Recommandation 6 : « Favoriser une orientation scolaire et professionnelle sans stéréotypes de sexe, dès le plus jeune âge, grâce aux actions de l’État, des écoles d’ingénieur.es et des entreprises, en améliorant les environnements d’étude et les conditions de travail et en privilégiant des rôles modèles accessibles ».

Malgré toutes ces recommandations, il est peut-être osé de dire que le sujet est pris à bras le corps, notamment sur les multiples causes qui éloignent les filles des filières scientifiques. Heureusement, les actions de ce genre se multiplient pour apporter la vision de ces rôles modèles qui manquent encore tant. Les efforts menés ne pourront réellement se percevoir que d’ici plusieurs années. Ce qui compte déjà c’est la prise de conscience sur la situation et surtout sur notre pouvoir d’agir. Et oui, nous pouvons agir, car la mixité professionnelle est un acte politique, une affaire d’inclusion et de valorisation de tous les talents, y compris ceux féminins.

Ell’à Brest est un réseau de femmes dynamiques, engagées ; à nous de nous concevoir et de nous présenter sur le territoire comme les rôles modèles qui inspireront les femmes et les hommes à aller vers la mixité professionnelle.

La bonne nouvelle

Andrea Ghez, Emmanuelle Charpentier, Jennifer Doudna : ces trois scientifiques viennent d’obtenir un prix Nobel pour leurs recherches en physique pour la première et en chimie pour les deux autres. Depuis l’existence du prix Nobel en 1901, seules quatre femmes ont obtenu cette distinction en physique (sur 216 récompensés) et sept en chimie (sur 186 récompensés). Cette année, c’est aussi la première fois qu’un duo de femmes (Emmanuelle Charpentier – Jennifer Doudna) remporte un Nobel dans le domaine scientifique[11].

https://www.etaletaculture.fr/histoire-de-l-art/le-rose-symbole-viril/

La fun fact

Quand on parle de stéréotypes de genres, l’exemple le plus frappant reste les couleurs. On a tous appris de la société (à tort) que le rose était pour les filles et le bleu pour les garçons. Et si je vous disais qu’au Moyen Âge, c’était tout à fait l’inverse ! Etonnant, non ? En effet, le rouge était associé au pouvoir et le rose était utilisé comme couleur dérivée pour le prince, qui avait un pouvoir plus modéré. Quant au bleu, il s’agissait de la couleur attribuée à la vierge Marie et donc le plus souvent, aux filles. On peut voir que les modes changent et les stéréotypes également. N’attendons pas aussi longtemps pour mettre à bas ces stéréotypes genrés !

 

[1] Marie-Sophie Pawlak, présidente fondatrice de l’association Elles bougent, Sciences : les femmes toujours très sous-représentées en France, Emission France Culture du 11.10.2020 ; https://www.franceculture.fr/emissions/etre-et-savoir/orientation-scolaire-peut-sortir-des-biais-de-genre

[2]  Scott J. W., Perreau B., 2010, « La question du genre. Entretien avec Joan W. Scott «, Genre, sexualité & Société

[3]  Marie Buscatto and Bernard Fusulier : Transgresser le genre au travail, Les masculinités à l’épreuve des métiers “féminins», 2013, p. 1-19 : https://journals.openedition.org/rsa/1023#tocto1n2

[4] Sandrine Vaton, Égalité Femmes-Hommes & numérique : le point de vue de Sandrine Vaton, référente égalité à Télécom Bretagne, Bulletin de la société informatique de France, numéro HS2, février 2017, pp. 83–88

[5] Isabelle Collet, Les Oubliées du numérique, Ed. Le Passeur, 2019.

[6] Filles et garçons sur le chemin de l’égalité, de l’école à l’enseignement supérieur, édition 2019 :

https://www.education.gouv.fr/filles-et-garcons-sur-le-chemin-de-l-egalite-de-l-ecole-l-enseignement-superieur-edition-2019-11861

[7] Vers l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, Chiffres clé, éditions 2019: https://www.egalite-femmes-hommes.gouv.fr/wp-content/uploads/2019/05/30652-DICOM-CC-2019-essentiel.pdf

[8] Rapport Women’s forum, les femmes au cœur de l’économie, janvier 2020 : https://www.vie-publique.fr/sites/default/files/rapport/pdf/273180.pdf

[9] https://www.letudiant.fr/jobsstages/les-filles-bloquees-dans-les-formations-et-emplois.html

[10] Rapport annuel sur l’état des lieux du sexisme en France en 2019, page 68 : https://haut-conseil-egalite.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_etat_des_lieux_du_sexisme_2019.pdf

[11] https://www.franceculture.fr/sciences/sciences-les-femmes-toujours-tres-sous-representees-en-france

Simona Antin & Louisa Benahmed

Cet article a 1 commentaire

  1. Maud

    Merci pour ce magnifique article très documenté et surtout passionnant. Au fil des mots, des lignes on se rend compte qu on est toutes et tous conditionnés et qu on reproduit certains schémas. Les choses changent et s améliorent pour le bien de toutes de tous… Mais le chemin est encore long. Récemment un copain de mon fils 5 ans disait à ses copains : “les garçons c est plus malins que les filles ! ” autant dire qu on a eu une petite discussion😉 ! restons vigilentes.

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